Pierre Joseph
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| photo: Blaise Adilon |
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photo: Blaise Adilon |
«Rétrospective» – Pierre Joseph invite les artistes :
Benoît Maire,
Benoît Broisat,
Collectif 1.0.3.,
Cyprien Gaillard,
Fabien Giraud et Raphaël Siboni,
Bruno Persat,
Etienne Chambaud,
Mark Geffriaud,
Raphaël Zarka.
Remerciements à panoplie.org, Clément Charmet
PIERRE JOSEPH
né en 1965 à Caen vit et travaille à Reims
Pierre Joseph a mis au centre de son oeuvre les questions d’apprentissage, d’enseignement et de transmission des formes et des savoirs.
Pour la Biennale, il invite dix jeunes artistes français* à réinterpréter, depuis leur propre pratique, les formes et concepts issus
de son travail, à la manière d’une rétrospective dont il aurait disparu.
« Artiste des artistes » selon l’expression de Philippe Parreno, Pierre Joseph a eu une
influence considérable sur la scène artistique française des années 90. A la question posée
par la Biennale de définir la décennie, Pierre Jo s eph répond par une rétrospective qui
met en scène sa propre disparition comme la disparition potentielle de n’importe quelle
oeuvre d’art dans le temps. Il demande ainsi à dix jeunes artistes français de jouer les
archéologues et de s’inspirer, de près ou de loin, de l’une de ses oeuvres, pour voir ce
qu’il en reste.
« Rétrospective »
«Rétrospective est une exposition collective qui fait rejouer certains de mes travaux à des artistes
apparus récemment sur la scène artistique française.[…] J’ai demandé par exemple à Benoît Broisat
ce qu’il avait retenu de mon « art » et ce qu’il en connaissait. Et de chercher avec lui, la part de son
travail qui reconnaît au mien un certain antécédent ou une certaine « paternité » active. Nous nous
sommes entendus sur la notion de mémoire individuelle et de plasticité commune à nos deux approches.
Son intérêt s’est alors porté sur l’oeuvre Playing with Ancestry qui fait rejouer à un individu les
enjeux d’un savoir collectif lors d’un workshop au Japon. Le résultat exposé s’éloigne désormais du « modèle original ». Peut- être y entendons-nous toujours son écho. »
Pierre Joseph - Catalogue p. 169 |