Marcellvs L.
invité par Adriano Pedrosa
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| photo: Blaise Adilon |
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photo: Blaise Adilon |
« Spree », 2007
Vidéo HD 7’06’ en boucle.
Courtesy de Carlier I gebauer, Berlin, Galeria Luisa Strina, Sao Paulo.
Avec le soutien de Sikkens-Vachon
MARCELLVS L.
né en 1980 à Belo Horizonte vit et Travaille à Belo Horizonte
Marcellvs L. travaille autour du concept de rhizome forgé par Gilles Deleuze et Félix Guattari. Dans ses
vidéos, il détache de la réalité certains objets de la vie quotidienne – une corde dans l’eau, le
vent à travers les feuilles – pour ralentir l’écoulement du temps, et défaire le langage de ses référents
signifiants. Le dispositif qu’il crée à l’occasion de la Biennale de Lyon consiste en une triple projection
dans trois espaces différents.
ADRIANO PEDROSA
né à Rio de Janeiro en 1965 vit et travaille à São Paolo
Artiste, commissaire, critique d’art (“Artforum”, “Flash Art”, “Frieze”…), Adriano Pedrosa est commissaire
de la Collection Paulo A.W. Vieira à Rio de Janeiro, et de laCollection Teixeira de Freitas à Lisbonne.
Il est également co-commissaire de la Biennale de São Paolo 2006.
Le film que marcellvs l. présente à la Biennale est un long plan fixe écrasé par le soleil
où se superpose l’image d’un bateau à celle, située en arrière-plan, d’un immeuble. Seul
le ressac de l’eau provoque parfois un mouvement léger du bateau. Alors que la bande son
rappelle par moments celles des films d’angoisse, les ombres des passagers se profilent
parfois à l’arrière du bateau, créant imperceptiblement une narration ouverte sur
l’inconnu d’un temps qui paraît suspendu.
«Les oeuvres de marcellvs l. peuvent être vues comme une réflexion incessante sur le
temps. Dans ses vidéos, le temps a été analysé, examiné, suspendu, ouvert, étendu, élargi et ralenti. […] [L’artiste tente de] s’immerger dans un processus solitaire dans
lequel il peut manipuler la matière pendant l’enregistrement. Les oeuvres qui en résultent
conservent une fraîcheur saisissante, et le hasard semble jouer un rôle dans l’enregistrement
de scènes spontanées de la vie de tous les jours. C’est comme si Marcellvs L.
nous demandait de ralentir et de nous concentrer, de nous arrêter pour réfléchir, attirant
notre attention sur ce qui sinon passerait inaperçu».
Adriano Pedrosa – Catalogue p. 200-201 |