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Nous attirons votre attention sur le fait que le spectacle présenté par la compagnie Living Dance Studio dans le cadre de la Biennale de la Danse est une création. A cette date, peu d’éléments nous ont été révélé, nous permettant de vous proposer un dossier documentaire absolument en lien avec le propos du spectacle. Les éléments fournis ci-dessous, vous sont fournis à titre documentaire et en lien avec les travaux précédemment réalisé par la chorégraphe Chinoise.
Inspiré par les danses traditionnelles chinoises à l’époque de Mao Zedong, le spectacle Memory puise cependant dans un contexte chinois historique dont, nous vous proposons quelques éléments historiques.
Contexte de création et de production, la Chine tient une place importante dans le travail de la chorégraphe. Son histoire, sa politique et sa sociologie constituent le terreau de réflexion qui nourrit le langage chorégraphique, si bien que chaque mouvement, chaque geste découle du contexte chinois et des souvenirs.
La Chine : retour sur sa mémoire
La Chine est l’héritière de plus de quatre mille ans d’histoire. Ce fût la première puissance mondiale jusqu’au début du XIXe siècle. Pays le plus peuplé au monde, elle applique un contrôle très strict des naissances. Officiellement pays communiste, la République populaire de Chine, proclamée en 1949, a adopté une économie socialiste de marché où libéralisme économique et contrôle politique se côtoient en une formule spécifique.
Repères historiques :
En 1949, les communistes achèvent de prendre le contrôle de la Chine, mettant fin à une longue période de guerre civile et de morcellement politique. C’est le 1er octobre de la même année que Mao Zedong déclare la fondation de la République Populaire de Chine sur la place Tian’anmen de Pékin.
Le nouveau pouvoir veut alors mettre en place un nouvel ordre économique et social, inspiré de l’exemple soviétique tout en étant adapté aux réalités chinoises. Le rythme des réformes relativement modéré dans un premier temps s’accélèrera rapidement et de nombreuses personnes soupçonnées de ne pas collaborer avec le régime seront exécutées.
En 1957, prenant en considération les insuffisances du régime, Mao invite la population autour d’un débat critique : la campagne des cent fleurs. Les intellectuels formulent à cette occasion des critiques parfois très violentes qui inquiètent le parti communiste. Celui-ci répliquera par une compagne anti-droitière et mettra en place, l’année suivante, une vaste mobilisation pour la modernisation économique : le Grand Bond en avant. Cette action se soldera par une famine et fera état de millions de morts.
A partir de cette date, Mao sera très contesté, notamment par certains des responsables les plus éminents du parti. Très rapidement, il perdra de son autorité et de nouvelles politiques économiques seront mises en place.
En 1966, Mao lance la Révolution culturelle, qui lui permet de revenir au pouvoir en s’appuyant sur le positionnement de la jeunesse du pays contre les élites du parti.
La Grande Révolution culturelle prolétarien
Plus couramment connue sous le nom de Révolution culturelle, cette période de l’histoire chinoise débute en 1966 et s’achève en 1976 avec la mort de Mao Zedong.
Alors que Mao quitte son poste de Président de la République Populaire de Chine, suite aux conséquences de la politique économique qu’il avait mise en place lors du grand bond en avant de 1958, le Congrès national populaire élit Liù Shàoqi pour lui succéder. Mao est peu à peu éloigné de la gestion des affaires économiques du pays, bientôt confiée à une élite plus modérée, bien qu’il demeure officiellement à la tête du Parti communiste Chinois (PCC).
En 1966, il décide de lancer la Révolution Culturelle, ce qui lui permet de revenir au pouvoir en s’appuyant essentiellement sur la jeunesse du pays. Il s’agit pour Mao de purger le PCC de ses éléments « révisionnistes » et de limiter le pouvoir de la bureaucratie, pour mettre en marche sa nouvelle politique.
La jeunesse est incitée à remettre en cause toute hiérarchie, notamment celle en poste au PCC. Des groupes de jeunes chinois inspirés par les principes du Petit Livre rouge se forment, devenant ainsi le bras actif de cette Révolution culturelle. On les appelle les gardes rouges.
Les intellectuels sont publiquement humiliés, les mandarins et les élites sont bafoués, les valeurs culturelles chinoises et les nouvelles valeurs occidentales sont dénoncées au nom de la supériorité du peuple et de ses droits. Les valeurs traditionnels furent de celles qui ont été largement éradiquées, des milliers de sculptures et de temples (bouddhistes pour la plupart) ont été détruits, constituant ainsi le volet culturel de cette révolution.
L’expression politique libérée et affirmée par le canal des « dazibao » s’est déployée via des affiches placardées, qui ont, dans une certaine mesure, inspiré les mouvements de mai 1968 qui ont éclaté un peu partout dans le monde.
S’ensuit une période de chaos qui conduira la Chine au bord de la guerre civile, avant que la situation ne soit rétablie par Zhou Enlai. Cette forte agitation permit à Mao de finalement reprendre le contrôle de l’Etat et du parti communiste.
source : wikipedia
Le Petit Livre Rouge
Ce livre intitulé Citations du Président Mao Zedong, mais plus connu sous le nom de Petit Livre Rouge (nom qui lui a été donné en occident à cause de son édition en format de poche) a été publié par le gouvernement de la République populaire de Chine à partir de 1966.
Imprimé à plus d’un milliard d’exemplaires, ce livre, que tout citoyen chinois devait posséder, lire et avoir constamment, recueillait des citations extraites d’anciens discours et écrits de Mao. Au paroxysme de la révolution culturelle, les peines encourues en cas d’incapacité à présenter le livre ou à le réciter sur simple demande des gardes rouges pouvaient aller de la punition corporelle aux travaux forcés s’étalant sur plusieurs années. Au cours de la Révolution culturelle, l’étude du livre était obligatoire, non seulement dans les écoles mais également sur les lieux de travail. Les citations de Mao y figuraient en gras et en rouge et pratiquement toutes les publications écrites, y compris les ouvrages scientifiques devaient citer Mao.
Contre l’objection que cela était contre-productif, on argumentait que l’assimilation de la « pensée Mao Zedong » pouvaient améliorer de façon significative l’entrain au travail et ainsi compenser au niveau de la production le temps passé à cette étude. Toutefois, la réalité fût toute autre et l’on considère de nos jours que la Révolution culturelle fut un véritable désastre.
Pendant les années 1960, Le petit livre Rouge était le symbole graphique le plus visible en Chine, encore plus omniprésent que les portraits du Président lui-même. Chaque personnage apparaissait sur les affiches muni du Petit Livre Rouge et animé d’une détermination sans faille.
Les citations de Mao sont répertoriées selon trente-trois chapitres, abordant des thèmes sous un angle idéologique, marqué par le communisme. Dans l’une des nombreuses métaphores du livre, Mao compare les pensées incorrectes aux maladies et le parti communiste à un chirurgien.
Après la fin de la Révolution culturelle, l’importance du livre décroît fortement et la mise en exergue des citations de Mao est bientôt considérée comme un déviationnisme de gauche et comme le culte de la personnalité. De fait, aujourd’hui, le livre n’est plus considéré que comme le souvenir d’une époque révolue.
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Photographie de la version allemande du Petit Livre de Mao Zedong, souvent comparé en occident à un livre saint,
ramenant l’idéologie politique au rang de religion.
source / image : encyclopédie libre, Wikipedia |
Pour approfondir le travail autour de l’idéologie maoïste à travers l’étude du Petit Livre Rouge, quelques extraits du chapitre XXXII. La Culture et l’art :
« XXXII. LA CULTURE ET L'ART
Dans le monde d'aujourd'hui, toute culture, toute littérature et tout art appartiennent à une classe déterminée et relèvent d'une ligne politique définie.
Il n'existe pas, dans la réalité, d'art pour l'art, d'art au-dessus des classes, ni d'art qui se développe en dehors de la politique ou indépendamment d'elle. La littérature et l'art prolétariens font partie de l'ensemble de la cause révolutionnaire du prolétariat ; ils sont, comme disait Lénine, «une petite roue et une petite vis» du mécanisme général de la révolution.
«Interventions aux causeries sur la littérature et l'art à Yenan» (Mai 1942), Œuvres choisies de Mao Tsétoung,
tome III.
La culture révolutionnaire est pour les masses populaires une arme puissante de la révolution. Avant la révolution, elle la prépare idéologiquement ; puis, dans le front général de la révolution, elle constitue un secteur important, indispensable.
«La Démocratie nouvelle» (Janvier 1940), Œuvres choisies de Mao Tsétoung, tome II.
Notre littérature et notre art servent au même titre la grande masse du peuple, au premier chef les ouvriers, les paysans et les soldats; ils sont créés pour eux et utilisés par eux.
«Interventions aux causeries sur la littérature et l'art à Yenan» (Mai 1942), Œuvres choisies de Mao Tsétoung,
tome III.
Il faut que nos écrivains et nos artistes s'acquittent de cette tâche, il faut qu'ils abandonnent leur ancienne position et passent graduellement du côté du prolétariat, du côté des ouvriers, des paysans et des soldats, en allant parmi eux, en se jetant au cœur de la lutte pratique, en étudiant le marxisme et la société.
C'est seulement ainsi que nous aurons une littérature et un art qui puissent servir réellement les ouvriers, les paysans et les soldats, une littérature et un art authentiquement prolétariens.
«Interventions aux causeries sur la littérature et l'art à Yenan» (Mai 1942), Œuvres choisies de Mao Tsétoung, tome III.
Il faut faire en sorte que la littérature et l'art s'intègrent parfaitement dans le mécanisme général de la révolution, qu'ils deviennent une arme puissante pour unir et éduquer le peuple, pour frapper et anéantir l'ennemi, et qu'ils aident le peuple à lutter contre l'ennemi d'un même cœur et d'une même volonté.
«Interventions aux causeries sur la littérature et l'art à Yenan» (Mai 1942), Œuvres choisies de Mao Tsétoung, tome III.
La critique littéraire et artistique comporte deux critères: l'un politique, l'autre artistique. . . .
Et ces deux critères, politique et artistique, quel rapport présentent-ils entre eux?
Il est impossible de mettre le signe égal entre la politique et l'art, de même qu'entre une conception générale du monde et les méthodes de la création et de la critique artistiques.
Nous nions l'existence non seulement d'un critère politique abstrait et immuable, mais aussi d'un critère artistique abstrait et immuable; chaque classe, dans chaque société de classes, possède son critère propre, aussi bien politique qu'artistique.
Néanmoins, n'importe quelle classe, dans n'importe quelle société de classes, met le critère politique à la première place et le critère artistique à la seconde. . . .
Quant à nous, nous exigeons l'unité de la politique et de l'art, l'unité du contenu et de la forme, l'unité d'un contenu politique révolutionnaire et d'une forme artistique aussi parfaite que possible.
Les œuvres qui manquent de valeur artistique, quelque avancées qu'elles soient au point de vue politique, restent inefficaces.
C'est pourquoi nous sommes à la fois contre les œuvres d'art exprimant des vues politiques erronées et contre la tendance à produire des œuvres au «style de slogan et d'affiche», où les vues politiques sont justes mais qui manquent de force d'expression artistique.
Nous devons, en littérature et en art, mener la lutte sur deux fronts.
«Interventions aux causeries sur la littérature et l'art à Yenan» (Mai 1942), Œuvres choisies de Mao Tsétoung, tome III.
La politique: «Que cent fleurs s'épanouissent, que cent écoles rivalisent» vise à stimuler le développement de l'art et le progrès de la science, ainsi que l'épanouissement de la culture socialiste dans notre pays.
Dans les arts, formes différentes et styles différents peuvent se développer librement, et dans les sciences, les écoles différentes s'affronter librement.
Il serait, à notre avis, préjudiciable au développement de l'art et de la science de recourir aux mesures administratives pour imposer tel style ou telle école et interdire tel autre style ou telle autre école.
Le vrai et le faux en art et en science est une question qui doit être résolue par la libre discussion dans les milieux artistiques et scientifiques, par la pratique de l'art et de la science et non par des méthodes simplistes.
«De la juste solution des contradictions au sein du peuple» (27 février 1957).
Une armée sans culture est une armée ignorante, et une armée ignorante ne peut vaincre l'ennemi.
«Le Front uni dans le travail culturel» (30 octobre 1944), Œuvres choisies de Mao Tsétoung, tome III.
Repères culturels
« Mao, employé à la bibliothèque de Pékin, était un grand admirateur de la culture chinoise classique. Certains observateurs ont remarqué que l'instauration de la République populaire de Chine ne se distingue en rien de celle des dynasties impériales précédentes, suite au « mandat céleste » obtenu à la fin des années de lutte. Le culte voué à Mao Zedong a une dimension religieuse indéniable, celle qui suggère justement une ambiguïté entre nation moderne et des traditions politiques ancestrales. »
Au cours de la révolution culturelle, certains versants de la culture traditionnelle chinoise, des arts et de la littérature se sont vus taxés de « vestiges féodaux » et ont été, en grande partie détruits.
Cette « tabula rasa », comme à plusieurs reprises dans le passé a constitué une étape de « ré-appropriation » du patrimoine symbolique de la Chine, se déclinant sous diverses formes. A titre d’exemple, l’Opéra révolutionnaire qui réunit une tradition millénaire à la propagande réaliste-socialiste.
Suite à l’ouverture du pays dans les années 1980, toutes les formes traditionnelles d’arts vont émerger de nouveau, de plus en plus encouragées par le Bureau culturel.
Si d’une part le bureau culturel soutient la chorégraphe Jing Xing, directrice artistique de l’Opéra de Shangai et figure unique marquée par sa transexualité, d’autres exemples nous rappellent, d’autre part que la culture en République Populaire de Chine est soumise à la censure du Bureau Culturel. Pour exemple, le filtrage du réseau internet ou l’interdiction de groupes de punk lorsque leurs paroles se font trop politiques. L’émergence de l’art contemporain a par ailleurs permis une certaine forme de liberté d’expression, dont la valeur subversive est largement modérée par la dimension cryptique de son langage.
La Chine d’aujourd’hui
Depuis la Révolution culturelle, le gouvernement a considérablement réduit le contrôle gouvernemental de la vie privée des individus et a opéré une véritable transition économique. L’ouverture progressive du marché chinois donnant progressivement naissance à une classe moyenne urbaine, jusqu’alors inexistante et à l’amélioration du niveau de vie. Tendance qui s’est vérifiée par une forte augmentation du revenu annuel, du niveau moyen de consommation, de l’espérance de vie et de l’alphabétisation.
Cependant les observateurs étrangers et les dissidents politiques constatent de grandes disparités au sein du pays, une pollution importante, une corruption rampante et un chômage croissant découlant, en partie de la mauvaise gestion des entreprises d’Etat.
Cette situation, potentiellement menaçante pour la stabilité du régime amène certains acteurs de la vie politique chinoise, journalistes et magistrats à émettre des critiques quant au manque de réformes politiques vers plus de démocratie.
Bien qu’en 2001, la Chine adhère à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), le parti communiste chinois conserve le contrôle politique exclusif et maintient sa politique répressive vis-à-vis de groupes menaçant son hégémonie. Ces opposants sont majoritairement des personnes issues de certaines minorités telles que le Tibet et le Xinjiang. La question des droits de l’homme demeure un des sujets les plus sensibles concernant la République Populaire de Chine dans l’opinion occidentale.
La question de la place de la femme en Chine
Le statut de Wen Hui est atypique pour un pays tel que la Chine. Unique chorégraphe indépendante, elle ne reçoit aucune subvention publique pour son travail et développe un langage chorégraphique singulier en marge de la sphère culturelle et artistique en place. Outre ceci, elle propose également un travail autour d’une réflexion qui lui est chère : la place et le rôle de la femme dans la société chinoise. Réflexion qu’elle mène simultanément par la revendication du statut de chorégraphe indépendante et par son travail artistique.
Afin de mieux percevoir les enjeux de cette réflexion nous vous proposons quelques repères historiques et contemporains sur le statut de la femme en république populaire de Chine :
Retour en arrière
« Dans l'ancienne Chine semi-coloniale et semi-féodale la femme a toujours été placée au plus bas niveau. Ce n'est que durant la première moitié du XXe siècle que le Parti communiste chinois a dirigé le peuple vers une grande et profonde révolution nationale et démocratique, au cours de laquelle fut lancé un vaste mouvement de masse pour l'émancipation de la femme. Politiquement privée de droits, elle était exclue de la vie politique et sociale. Economiquement dépendante, elle n'avait pas de droit de possession et de succession des biens familiaux, ni de source de revenus qui lui étaient propres. Sans position sociale, la femme devait obéir à son père quand elle était jeune, à son mari après le mariage, et à son fils après la mort de son mari, la personnalité indépendante et le statut social lui étant étrangers. Elle était également privée du droit de recevoir l'instruction et de participer aux activités sociales. Matrimonialement, elle n'avait aucune liberté, obligée d'obéir aux ordres de ses parents pour le choix de son mari et de conclure son mariage par l'intermédiaire d'une entremetteuse ; si le mari mourait, elle ne pouvait pas se remarier. Persécutée spirituellement, elle était victime de la polygamie et de la légalisation de la prostitution. L'oppression et l'exploitation cruelles du peuple chinois par l'impérialisme, le féodalisme et le capitalisme bureaucratique en collusion poussèrent la Chine au bord de la ruine et en même temps, la femme dans un abîme de souffrances sans fond. »
Source : www.chine-informations.com
“Les femmes portent la moitié du ciel”, Mao Zedong
A l’époque de la révolution Chinoise, Mao déclare que les femmes Chinoises jouissent désormais des mêmes droits que les hommes dans tous les domaines. Aussitôt dit, elles se lancent activement dans l’évolution de leur pays, tant dans la construction matérielle que dans l’évolution spirituelle. Les femmes chinoises vont former un groupe puissant qui œuvrera pour la réforme et l'ouverture au monde extérieur, ainsi que pour la modernisation du pays. Leur acharnement contribuera considérablement à la production agricole et industrielle et au développement des secteurs scientifique, culturel, éducatif et médical. En Chine, la "moitié du ciel" devient le terme de louange le plus symbolique du rôle qu'elles ont joué.
Vie économique, politique, culturelle, sociale et familiale, la femme chinoise peut désormais comme n’importe quel citoyen donner son avis sur la société qui l’entoure. Cependant, on peut se rendre compte que ce discours, bien loin de la réalité, ne reflétait qu’une illusion ; celle que le peuple chinois supprimerait rapidement les références traditionnelles de sa mémoire, pour intégrer cette nouvelle image de la femme qu’on lui propose. Malheureusement, cela prend souvent du temps et aujourd’hui, si la femme chinoise est égale à l’homme sur le papier, la réalité est tout autre.
La situation de la femme chinoise aujourd’hui
Aujourd'hui on peut considérer qu’il existe deux types de femmes en Chine. D'une part, celles qui profitent des libertés croissantes de la Chine et qui acquièrent de plus en plus de responsabilités et de reconnaissance que ce soit en politique, en art, ou en économie ; et d’autre part, celles qui vivent dans la campagne chinoise et dont le rôle se limite à un rôle dit « biologique ».
D’un point de vue professionnel, la femme chinoise peut aujourd’hui accéder à des postes hauts placés aux seins d’administrations mais elle préféra dans la plupart du temps suivre la tradition et rester à la maison pour s’occuper de sa famille. A contrario de cette proposition d’évolution, si l’entreprise se trouve en difficulté, les femmes seront les premières à en subir les conséquences : diminution des salaires (déjà inférieurs à ceux des hommes), pression pour les obliger à démissionner, violences multiples d'intimidation, etc.
La Chine est d'avis de laisser les femmes participer à son développement. Longtemps diminuées, elles représentent désormais une grande force pour le progrès de leur société et de leur pays. Malgré tout, il existe encore quelques obstacles qui vont accentuer la nécessité de déployer de gros moyens pour développer l'éducation des femmes, former des femmes qualifiées et élever leur niveau scientifique et culturel.
REPERES BIBLIOGRAPHIQUES
PIMPANEAU Jacques, Chine. Culture et traditions, 1990, Éditions Philippe Picquier, Paris
LE MOAL Philippe, La Danse à l’épreuve de la mémoire, 1998, DEP, Ministère de la Culture, Paris
J. GUILLERMAZ, La Chine populaire, 1967, 4e éd. mise à jour, Paris, P.U.F.
SITES INTERNET
www.chine-informations.com
www.toutelachine.com
www.wikipedia.org
www.lagrandeepoque.com
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