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George Gershwin
1889 - 1937
Musicien et compositeur américain, George Gershwin est né dans le quartier de Brooklyn à New-York le 26 septembre 1898. Issu d’une famille d'immigrés russes, chassés de Russie sous la menace des pogroms* à la fin du XIXème siècle, Gershwin a grandi dans un quartier pauvre de New-York, dont il s’imprègne pour composer. George Gerschwin a 10 ans lorsqu'un piano est installé dans le salon familial, destiné à l'origine à son frère et malgré ses études de comptabilité imposées par ses parents, il se passionne pour la musique, et suit des cours dès l'âge de 13 ans.
Ses années d’apprentissage de la musique prennent un tournant avec l’apport du pianiste et compositeur de renom Harles Hambitzer. Cette rencontre marque un véritable changement dans la vie de Gershwin car Hambitzer pratique la musique comme il respire ouvrant à Gershwin les portes sur un nouveau royaume, fait de curiosité et d’intérêt pour toutes les musiques : de la comédie musicale à Schönberg. Dès les premières leçons, il pressent que son élève sera un maître. Cet apprentissage arrive à point dans la vie de Gershwin, qui grâce à Hambitzer apprend la rigueur du piano, acquiert une immense technique et accède à une véritable culture musicale. Hambitzer lui fait étudier Bach, Chopin, Liszt mais aussi Debussy et Ravel. Il l’initie à l’harmonie et à l’instrumentation, tandis que Gershwin s’affirme et défend une musique populaire qu’il aime à pratiquer et partager.
A 16 ans, il découvre le jazz et les gospels de Harlem et assimile ces diverses formes d’expressions musicales pour en constituer son propre langage.
On dit de Gershwin qu’il avait une faculté extraordinaire, un géni pour digérer chaque chose et utiliser ce qu’il apprenait pour sa propre musique, qu’il était un musicien traversé de courants et qui recherche sa voie.
Grâce à ses premiers succès, de 1919 à 1933, ambitieux et travailleur, George Gershwin déferle sur Broadway et au-delà de Broadway. Derrière l’auteur de comédies musicales se niche déjà un compositeur plus ambitieux qui s’essaye dès cette époque à un quatuor à corde.
Il décède des suites d'une tumeur au cerveau en 1937 en pleine gloire à Hollywood. En 20 ans de carrière, il a composé plus de 700 chansons, une dizaine de comédies musicales ainsi que des musiques de film.
* Un pogrom (que l'on peut traduire par ou émeute) désigne les actions violentes préméditées, menées à l'instigation des tsars par sa police, avec l'aide de populations locales essentiellement contre les communautés Europe de l'Est, parfois contre d'autres minorités ethniques, comme les Tziganes. Ces actions s'accompagnent souvent de pillages mais aussi de destructions des biens personnels et communautaires et d'assassinats. Il a aussi existé des pogroms au Moyen-Orient.
Source : wikipedia
Une expression musicale singulière
Son histoire et sa musique se fonde dans celle de l’Amérique du XXème siècle avec l’extraordinaire explosion technologique et économique de New-York et une pléiade d’artistes d’exception tels que Charlie Chaplin, Ernst Lubitch, Ernest Hemingway, F. Scott Fitzgerals, Henry Miller… La musique de Gershwin est nourrie d’influences culturelles mêlant les musiques classiques européennes, le jazz, le gospel et le swing ancrés dans une tendance populaire dans le new-York des années 1930. Le développement des nouvelles technologies et notamment des nouveaux médias, tels que la radio ou le phonographe ont rendu accessible et mobiles les différentes cultures et influences musicales qui ont très certainement contribué à rendre le travail musical de Gershwin aussi populaire. Puisant dans tous les domaines, en ressort alors un travail métissé et universel.
L’univers musical de Gershwin se déploie tant du côté des « songs », qui tiennent plus de la mélodie européenne, de l’air de l’opérette, de la rengaine anglo-saxonne et du jazz, que du côté des grands « shows » pour Broadway. Composant simultanément pour les théâtres de Broadway et le théâtre de concert classique il a inventé une musique contenant des éléments provenant des deux univers.
Les thèmes de ses « songs », produites avec son frère Ira Gershwin ont largement été adoptés par le jazz, reconnues pour leur grande qualité, ces productions figurent aujourd’hui au répertoire des chanteurs actuels. Parallèlement conscient de la noblesse conférée à la chanson, Gershwin, a su évoluer vers une forme de musique plus ambitieuse, rejoignant la tradition "classique", tout en continuant à produire des comédies musicales pour Broadway.
Rhapsodie en bleu (1924), Concerto en "fa" (1925), Un américain à Paris (poème symphonique, 1928), Seconde Rhapsodie (1931), Ouverture cubaine (1932), Variations sur I got rhythm (1934), figurent parmi les succès de son répertoire classique.
Lors de l'avènement du cinéma parlant, Gershwin fut sollicité par Hollywood, mais ne participa de son vivant qu'à trois réalisations : Delicious (1931), Shall we dance (1936-37) et Damsel in distress (1937), avant d'inspirer, à son tour, un très grand nombre de films. Gershwin est demeuré si actuel et reste si profondément symbolique de l'Amérique de l'entre-deux guerre qu'un Woody Allen fait encore appel à sa musique pour évoquer un certain rêve américain (Manhattan, 1978).
Sources : concerts.fr / evene.fr
Site officiel de Gershwin
www.gershwin.com
La musique de Gershwin est un véritable fait social. Au delà d’une musique
de génie, c’est la culture foisonnante de l’Amérique qui s’exprime.
Afin de mieux appréhender l’univers du compositeur, nous vous proposons quelques repères contextuels :
Repères historiques
L’histoire de Gershwin s’ancre dans l’entre deux guerres, moment clé de l’histoire des Etats-Unis. Nous vous proposons quelques repères historiques, sur les années 1920, les « roaring twenties » (les années 20 rugissantes).
En 1918, les Etats-Unis sortent renforcés de la guerre. En effet, le pays n’a pas subi les destructions dramatiques d’une partie de l’Europe et les pertes humaines sont limitées. Il a même acquis une envergure militaire de premier ordre. Le commerce maritime a explosé et New York a supplanté Londres dans les affaires financières. Cependant, comme en Europe, les années 1919 et 1920 sont difficiles, tant sur le plan économique que social et politique.
Durant les années 1920, les Etats-Unis connaissent une période de prospérité sur le plan industrielle : radio, cinéma, automobile et chimie sont florissants grâce à une consommation soutenue. Le secteur aéronautique se développe rendant possible le survol de l’océan atlantique et la liaison sans escale de New York à Paris. La modernité et la confiance en l’avenir sont incarnées par la tendance Art Déco dans les gratte-ciel de New York ( Chrysler Building, Empire State Building et Rockefeller Center) qui relèvent le défi d’être toujours plus hauts.
Cependant, toutes les régions ne profitent pas de cet essor économique et le niveau de vie dans les zones rurales chute incroyablement. Dès 1920, la majorité des Américains vit en ville. La planification urbaine et le logement s’en voient du même coup nettement améliorés. Les marchés boursiers jouissent également de ce boom, atteignant des niveaux dangereusement élevés et spéculatifs.
En 1919, la fabrication, la vente, l’importation et l’exportation d’alcool sont prohibées par un amendement à la Constitution des Etats-Unis afin de s’attaquer à divers problèmes sociaux.
Le 29 octobre 1929, c’est le « jeudi noir », le grand crack boursier qui plongera les Etats-Unis dans une grande dépression.
Une trop grande inégalité des pouvoirs d’achats pourrait être le facteur prépondérant de cet événement. Alors que la production industrielle et agricole augmentent, la proportion des profits allant aux fermiers, ouvriers et autres consommateurs potentiels est beaucoup trop faible pour créer un marché suffisant pour les biens qu'ils produisent. Même en 1929, après près d'une décennie de croissance économique, plus de la moitié des foyers américains vivent près ou sous le seuil de subsistance : ils sont trop pauvres pour prendre part au grand boom de la consommation des années 20, pour acheter voitures, maisons et autres biens que l'économie industrialisée produisait, trop pauvres même pour se payer nourriture et logement minimums. À la fin des années 20, cependant, les investissements ont créé plus d'espaces de production que nécessaire, et les usines produisent plus que les consommateurs
ne peuvent acheter.
Dès 1930, le pays entre dans une grande dépression, marqué par des niveaux extrêmes de chômage.
Les premières manifestations ont lieu (New York, mars 1930) et l'influence communiste grandit parmi les victimes de la crise. Avec des millions de sans-emploi, l'agitation politique et le mécontentement ont beaucoup augmenté dans les classes travailleuses. Le gouvernement des États-Unis y répond sans sympathie de façon répressive, ce qui aurait bien pu déclencher un soulèvement socialiste, mais le président Franklin D. Roosevelt, élu en 1932, introduit plusieurs mesures pour venir en aide aux pauvres et aux sans-emploi, c’est l’ère du New Deal. Malgré (ou à cause de) ces nouvelles mesures, l'amélioration économique est très lente. Le point le plus noir de la Grande Dépression est atteint en 1933, mais l'économie montre encore très peu d'améliorations vers la fin de la décennie, et demeure médiocre jusqu'à son remodelage en profondeur avec l'entrée dans la Seconde Guerre mondiale.
The Roaring Twenties
Cette expression désigne les années 1920 dans le nord de l’Amérique, une période de fort dynamisme social, artistique et culturel. L’avènement de la musique jazz, la modernisation du statut de la femme, l’affirmation du mouvement Art Déco et enfin le crach boursier de 1929 qui ponctura cette période, seront tant de changements liés à la fin de la première guerre mondiale. Celle-ci stigmatise de grands changements du style de vie américain, grâce à la modernisation de la vie et à l’accroissement de la consommation.
L’esprit des Roaring Twenties est marqué par un sentiment général de rupture associé à un élan de modernité, en opposition parfaite avec les traditions. Tout devient alors possible grâce au développement des nouvelles technologies, le quotidien se transforme laissant plus de temps à l’amusement, à la légèreté, à « l’ère du Jazz ».
Les courants artistiques qui marquent les années 1920 et 1930, aux états-unis
Le style art deco
De 1920 à 1939, et en réaction à l'Art nouveau d'avant la Première Guerre mondiale, l'Art déco fut un mouvement artistique extrêmement influent surtout dans l' architecture et le design, mais aussi toutes formes d'arts plastiques.
Le style Art déco tire son nom de l'Exposition internationale des Arts Décoratifs et industriels modernes qui se tint à Paris en 1925.
Le mouvement Art Déco voit le jour dans le contexte d’après-guerre en Europe. Après les effets dévastateurs de la guerre, les villes ont été très largement détruites. Il s’agit alors de reconstruire selon de nouveaux principes : intégrer le progrès technique à la création de nouveaux logements fonctionnels pour un monde meilleur.
Si l’art nouveau se caractérisait par des formes ondulantes, très détaillées et inspirées de la nature, l’Art Déco se caractérise par des formes épurées et essentiellement géométriques. La courbe encore très présente au début de ce mouvement, tend à disparaître progressivement au profit de l’angle droit. En Europe, principalement, ce fût une véritable mais brève explosion artistique concernant de nombreuses disciplines artistiques : l’architecture, le design, le cinéma et la peinture.
Aux Etats-Unis, l’Art Déco arrive au milieu des années 1920. Le témoin le plus reconnu de l’Art Deco est le Chrysler Building de New York, conçu par l’architecte américain William Van Allen de 1928 à 1930. Commandé par le constructeur automobile Chrysler, ce gratte ciel, haut de 319 mètres est l’un des symboles de la ville de New York.
Son style architectural repose sur l’un des thèmes de l’Art Déco qui utilise les formes des objets quotidiennement utilisés par le propriétaire du bâtiment afin d’en expliquer sa fonction. Ainsi, le toit du Chrysler Building évoque les pare-chocs des voitures de la marque, les coins extérieurs du 61ème étage sont décorés par huit aigles en acier, répliques de ceux qui ornaient les capots etc …
L’ère du jazz
Ce que l’on a appelé les « années folles » en France, est entré dans l’histoire américaine sous le nom « d’ère du jazz », tant cette musique et ces danses, jeunes et libératrices ont marqué toute une époque.
L’époque du jazz c’est aussi le moment où la nation devient essentiellement urbaine. Les villes gagnent du terrain. Avec leurs enseignes électriques et leurs gratte-ciel, les plus importantes sont le symbole du monde moderne, un monde d’étourdissement et de vitesse.
Harlem, ghetto doré pour l’épanouissement artistique
Au début du XXeme siècle, de nouveaux artistes et intellectuels afro-américains affluent vers New York et la plupart s’isntallent à Harlem : l’activiste Marcus Garvey en 1918, le musicien Duke Ellington en 1923, ou encore Louis Armstrong en 1924-1925. Beaucoup d’artistes s’exileront dans d’autres pays comme la France pour échapper à la censure culturelle, et ceux qui resteront se battront pour « l’art pour l’art ». C’est ici que le jazz trouve sa place. On boit de l’alcool, on fait la fête sans limite et on expérimente de nouveaux genres artistiques. Le jazz est au final un moyen de montrer son originalité et sa rébellion face à un classicisme rageant, de transgresser les règles et d’être moderne.
En 1926, le New York Times déclarait: « Le jazz fait partie de cet esprit anarchique qui se manifeste dans de nombreux aspects de la vie, mettant en danger notre civilisation dans sa révolte générale contre l’autorité et l’ordre établi ». On voit le jazz comme un danger et comme quelque chose qui pourrait détourner du bon chemin les nouvelles générations.
Harlem devient un foyer de création artistique majeur avec l’installation de peintres, de sculpteurs, musiciens, danseurs et autres artistes qui engendreront la renaissance d’Harlem, appelé aussi New negro Movement . Une identité noire se dessine avec l’émergence de cette communauté artistique qui joue à la fois sur la popularité et sur l’avant-gardisme. Harlem devient LE lieu où il faut être pour passer de bons moments, découvrir de nouveaux artiste et surtout danser. De nombreux clubs et cabarets proposeront des dîners spectacles dans une ambiance détendue et intime.
Au milieu des années 1920, les cabarets emploient des centaines de chanteurs, de musiciens, et de danseurs et les plus populaires ont une compagnie permanente, mettant en scène des spectacles pouvant concurrencer Broadway(les plus connus étant le Cotton Club, Connie’s Inn ou Small’s Paradise ). De grands noms s’y sont succédés et ont nourri le jazz d’inventions musicales et chorégraphiques.
George Gershwin fera partie des adeptes du Cotton Club, avec Leopold Stokowski, Duke Ellington, mais aussi les Nicholas Brothers, Bill Robinson et encore tant d’autres. Ces lieux ont été bénéfiques pour la professionnalisation du jazz tant pour sa musique que pour sa danse, et pour sa reconnaissance en tant que discipline artistique riche et actuelle. Les clubs proposent des spectacles de qualité qui demandent une certaine rigueur aux interprètes, notamment avec la création des Chorus Line, ces lignes de danseurs qui effectuent des pas avec une grande précision et synchronisation.
A la fin des spectacles organisés dans les clubs et cabarets, les artistes se retrouvaient pour faire des jam sessions et des cuttin contest’s, des réunions musicales et dansées où les artistes improvisaient librement. Les musiciens s’échangent des idées et astuces de jeux, pendant que les danseurs se montrent de nouveaux pas. Lorsqu’un danseur de claquettes arrive en ville, la première chose qu’il doit faire est de passer dans les différents clubs pour y montrer ses pas. Ces réunions étaient un moyen pour les jeunes musiciens et danseurs de se frotter aux plus grands et cela pouvait aussi prendre la forme d’un apprentissage ; un apprentissage qui serait adapté au jazz.
Les danses présentes dans les années 20
Le Charleston
Inspiré d’une danse pratiquée par la communauté noire de Charleston (Caroline du Sud), le Charleston est repris dans les années 1920 par les blancs. En rupture avec les conventions de la danse de bal occidental, il se danse en solo, à deux ou en groupe, et se caractérise par des petits mouvements sautillés, une musique rapide et syncopée, un buste penché sur des coudes, genoux et pieds fléchis et des bras qui se balancent rythmiquement de long en large. La comédie Musicale Runnin’Wild , produite par George White en 1923 sera le précurseur de la mode du Charleston et Joséphine Baker avec le spectacle La revue Nègre l’introduira en France en 1925. Aujourd'hui, les danseurs de hip hop reprennent beaucoup de pas de cette danse pour agrémenter leur chorégraphie.
Le Lindy Hop
Le Lindy Hop est un mélange de Charleston, de Black Bottom ( un dérivé du Charleston) mais aussi de cakewalk et danses d’animaux ( deux styles très présents dans les communautés noires à la fin du XIX° siècle). Son nom est un hommage à l’aviateur Charles Lindberg qui en 1927, venait de traverser l’Atlantique. Considéré comme l’ancêtre du Rock, il est néanmoins beaucoup plus souple dans sa gestuelle et se rapproche plus par son style swingué du Boogie-woogie. Les fonctions étaient déterminées par le sexe : impulsion et soutien du mouvement par les hommes, développement chorégraphique pour les femmes, acrobaties, tours. C’est une danse de couple qui met l’accent sur la communication des partenaires dans diverses variations et modifications de pas. Cette danse marque l’avènement de la prouesse technique et va renouer danse et compétition lors de rencontres dans la fameuse salle de danse du Savoy Ballroom à New York.
Danseurs célèbres : Norma Miller, Big Bea, Frank Manning, Pepsi Bethel, Al Minns, Shorty Snowden…
cakewalk : danse de concours du temps de l’esclavage, dont le prix se résumait par un gâteau offert par le maître par le couple vainqueur. D’où sa traduction littérale « pas du gâteau ».
Le Jazz taps / les claquettes
Le jazz taps que l’on appelle aussi rhythm taps ou claquettes s’est développé vers 1922 avec John Bubbles. Les claquettes américaines vont apparaître vers le milieu du XVIII° siècle, mais elles deviendront populaires dans les années 20 avec la musique jazz qui sera jouée par tous les grands orchestres. A l’origine, les claquettes étaient dansées avec des chaussures en bois, mais dès le XX° siècle, on adapte la chaussure en la travaillant avec du cuir, et en doublant la pointe et le talon de plaques de fer. Les mouvements s’effectuent pour la plupart jambes pliées et le buste légèrement courbé en avant. Les bras suivent généralement les mouvements du corps et musicalement, le danseur de claquettes jouera sur les syncopes de la musique et enrichira le morceau par des accentuations de contretemps. Les danseurs partagent avec les musiciens le goût de l’improvisation et de l’expression individuelle.
A partir des années 30, les claquettes font leur apparition au cinéma et à la télévision où elles connaissent leur apogée dans les années 1950 avec de grands danseurs comme Fred Astair ou Gene Kelly.
Danseurs célèbres : Fred Astair, Gene Kelly, Nicholas Borthers, Bill Robinson, Ann Miller…
Repères Documentaires
La compagnie Montalvo-Hervieu :
Documentaire sur la compagnie réalisé par Etienne Aussel
En 2006, Dominique Hervieu crée un coffret DVD interactif pédagogique traitant de la diversité
culturelle : « L’ART DE LA RENCONTRE – CARTES POSTALES CHOREGRAPHIQUES POUR
LES FRANCOFFFONIES ! ».
LA DANSE, L’ART DE LA RENCONTRE, un film documentaire de Dominique Hervieu, réalisé par Dominique Hervieu et José Montalvo est diffusé sur ARTE, le samedi 15 septembre 2007 dans le cadre de l’émission Musica. Des images documentaires tournées avec des chorégraphes Malien.
A propos de la danse Jazz
SEGUIN Eliane, Histoire de la danse jazz, 2003, Editions Chiron, Paris. >Plus d'infos
COUGOULE Odile, Enseigner la danse jazz, avec Daniel Housset et Patricia Karagozian
La danse jazz au cinéma
Un américain à Paris ( An American in Paris), 1951. >Plus d'infos
Réalisation : Vincente Minnelli
Avec : Leslie Caron, Gene Kelly
→ A voir pour les numéros de claquettes de Gene Kelly, les duos entre Gene Kelly et Leslie Caron, et le grand ballet final
Symphonie Magique(Stormy Weather), 1943. >Plus d'infos
Réalisation : Andrew Stone
Avec : Cab Calloway, Katherine Dunham, les Nicholas Brothers
→ A voir pour les démonstrations brillantes des Nicholas Brothers et les ballets de Katherine Dunham
Cotton Club ( The Cotton Club), 1984. >Plus d'infos
Réalisation : Francis Ford Coppola
Avec : Richard Gere, Diane Lane, Gregory Hines, Gwen Verdon
→ A voir pour les références historiques du jazz, la période des grands orchestres swing, les numéros de claquette.
Glossaire
Danse Jazz
« Métisse, elle est le fruit de l’hybridation de formes musicales et dansées venues d’Afrique et d’Europe. Elle est née d’un phénomène d’acculturation des populations blanches et noires dans le creuset américain pendant plus de trois cents ans. […] La danse jazz est une danse exécutée avec ou sur des rythmes jazz, c’est-à-dire une danse qui swingue. Une danse qui , à l’image du swing musical, engendre la sensation de rebondir d’un temps à l’autre, d’être continûment balancé. Cette façon de danser nécessite la présence d’un élément de permanence, la pulsation de base sur laquelle s’articule la phrasée du danseur tout en contrastant avec elle par des glissements fugaces sur les temps forts, une accentuation flottante du contretemps, la mise en place de syncopes qui donnent une allure irrégulière, une opposition tension/détente. Autant de facteurs sur lesquels viennent se greffer l’habileté technique de l’interprète, son expressivité, l’importance du « discours » tenue avec âme, intensité, exubérance. »
Accent
Intensité donnée à un élément précis d’une structure rythmique. En danse, cela se traduit par une augmentation de la dynamique d’un mouvement. On parle de résonance externe.
Blues
Forme musicale écrite en séquences de douze mesures divisées en trois phases : médiante, sensible, puis dominante infléchie d’un demi-ton en déterminant des Blues notes. Le blues traduit la détresse, le désarroi, la mélancolie et n’est pas pour autant dénué d’humour et de dérision.
Break
Rupture de la structure musicale ou courte interruption d’une phrase musicale qui crée pour la danse un moment de transition ou une modification du phrasé.
Rythme
Musicalement, le rythme se définit comme un élément temporel de la musique dû à la succession et à la relation entre les valeurs de durée. « Le rythme est l’organisation des durées dont il règle la proportion, l’espacement, les groupements ; il est la distribution des accents ; il gouverne le rapport respectif du son et du silence » (Encyclopedia Universalis)
Syncope
Attaque d’un mouvement sur le temps faible ou la partie faible d’un temps avec prolongation sur le temps fort ou la partie forte du temps. Musicalement : déplacement de l’accentuation traditionnelle du temps fort vers le temps faible, entraînant un léger prolongement de l’accent sur la partie forte du temps suivant.
Swing
Le swing n’est pas une musique particulière mais un terme générique qui exprime la manière d’interpréter le jazz avec son balancement. Cette qualité rythmique recherchée est caractéristique de la musique afro-américaine très prégnante dans le monde du jazz. D’un point de vue technique, il s’agit d’un traitement ternaire d’une musique binaire avec une accentuation sur les temps faibles ou partie faible du temps, qui crée le balancement recherché. Face à la proposition musicale, le danseur installe dans sa danse un rebond caractéristique du swing. On dit généralement « avoir le swing » ou « swinger », notions abstraites qui traduisent un état physique et émotionnel. |
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