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Biographie
David Rolland
Parallèlement à ses études de pharmacie, David Rolland étudie la danse contemporaine, jazz et classique. Après avoir obtenu son Diplôme d'Etat de professeur de danse, il travaille en temps qu'interprète avec les chorégraphes Odile Duboc, Béatrice Massin, Blanca Li, Mié Coquempot, Laura Scozzi et François Grippeau. En 1997, il fonde avec Jean-François Courtilat et Jean-François Guillon, tous deux plasticiens, la galerie ipso facto située à Nantes, espace d'exposition qui accueille dans ses murs la jeune création contemporaine tout en effectuant des échanges avec des structures comparables en France et à l'étranger. En 1999, riche de ces différentes expériences, David Rolland se tourne vers un travail chorégraphique dans le cadre de la compagnie ipso facto danse, association qu'il crée avec Angela Fagnano, danseuse et chorégraphe. Depuis 2004, il développe un travail plus personnel sous le nom de David Rolland Chorégraphies.
Ses différentes collaborations vont l’amener à se questionner sur des préoccupations qui lui sont propres. Si les formes de spectacles qu'il expérimente sont très variées, le fond de son propos reste le même : il s'agit d'interroger la communication non verbale et la perception que nous en avons : perception de mouvements quotidiens, formes de langages corporels en construction, mimétismes et au-delà, apparition du mouvement dansé. Il crée ainsi des pièces chorégraphiques, performances, dispositifs ou spectacles qui provoquent un questionnement sur les codes en faisant souvent appel à un esprit ludique. De plus, ces travaux, souvent qualifiés d'hybrides ou transdisciplinaires remettent souvent en jeu la place du spectateur (spectacle participatif et/ou interactifs). On peut citer La décontraction n'est pas l'indifférence (galerie Dare-Dare à Montréal – sept. 2002 avec le soutien de l'AFAA), Les Choréo-mouvements (Le Lieu Unique, Nantes – Octobre 2003), le triptyque Les marcheurs, Les assis et Les lecteurs (chorégraphies collectives).
Avec la pièce Les lecteurs (chorégraphies collectives), créée en juin 2004, David Rolland initie un système de participation du public, décliné pour différents contextes. Le spectacle C’est bien d’être ailleurs aussi, créé en 2006 avec le même procédé de participation du public, invite à voyager dans plusieurs univers cinématographiques. En 2006, en collaboration avec Anne de Sterk, il propose à nouveau au public de participer activement dans Pa villon, à l’aide de “textes à dire” et de “gestes à faire”.
Et si le temps d’un spectacle, les enfants devenaient danseurs ?
Grâce à un dispositif scénique particulier et à un protocole précis, les enfants sont invités à prendre part à la chorégraphie.
Nous vous proposons de découvrir quelques points de ce protocole afin de préparer
les enfants à la venue au spectacle :
Dans sa création les Lecteurs, David Rolland fait abstraction de l’ordre établi dans une salle de spectacle, pour placer le public au cœur de sa création. Le spectateur ne se contente plus d’observer, mais devient acteur du spectacle, un élément important dans le déroulement de l’action et un émetteur d’émotions. Pour se faire, chaque spectateur/acteur reçoit un carnet au début de la représentation et une bande sonore l’invite à lire, puis à exécuter les indications notées sur ce carnet. Une caméra suspendue au plafond va filmer en temps réel la chorégraphie collective qui est en train de se créer, et donnera l’occasion aux participants de s’immiscer dans la peau d’un spectateur. Chaque action se déroule entre 30 secondes et 2 minutes, et ne demande ni souplesse physique, ni connaissance de mouvements dansés. Les indications peuvent porter sur la manière d’appréhender son corps, d’appréhender l’espace qui nous entoure, ou encore de créer un échange avec son voisin.
Rapidement, les jeunes spectateurs oublient leur timidité pour prendre du plaisir à partager cette expérience avec leurs camarades, et découvrir leur corps en mouvement.
« 1 minute pour observer votre respiration »
« Suivez des yeux le contour de la pièce »
« rapprochez-vous imperceptiblement d’une personne de votre choix, en fixant son oreille droite»
L'immersion des spectateurs dans une scénographie
Après avoir déposé leurs affaires au vestiaire les spectateurs sont invités à aller directement sur scène où le carnet leur est distribué individuellement avec quelques mots d'explication. Le son et l'ambiance lumineuse sont accueillants de manière à faire de la scène un espace le plus "confortable" possible. Pendant ce temps, la bande sonore indique un compte à rebours avant la chorégraphie. Ce temps est nécessaire afin de laisser le temps de prendre connaissance du contenu du carnet. 3 minutes avant le début, la bande sonore indique de manière amusée "quelques conseils pour la chorégraphie".
La scénographie est constituée de trois écrans suspendus et d'un sol clair permettant l'immersion du public dans des bains de couleurs de manière à prolonger l'expérience corporelle.
La chorégraphie des interprètes
Au sein de la chorégraphie du public, deux danseurs peuvent intervenir et être moteurs d'une action quand les carnets invitent les spectateurs à reproduire leurs mouvements.
La musique - le dispositif sonore
La bande sonore est un travail sur des voix, véritables guides, ainsi que des éléments sonores qui accompagnent la chorégraphie. De la même façon que la scénographie, le dispositif sonore permet une immersion du spectateur dans différentes ambiances.
Le dispositif vidéo
Une caméra fixée au plafond intervient ponctuellement pour filmer des images d'ensemble projetées simultanément sur les écrans, de manière à montrer la chorégraphie collective en dialogue avec le travail de la lumière projetée sur le sol. Tout en étant graphique, l'image vidéo obtenue induit un trouble de la perception lié au fait de se voir filmé du dessus. A nouveau spectateur, chacun peut vivre à la fois des micro-situations avec son environnement immédiat tout en prenant conscience de faire partie d'une expérience collective. Considérée comme un travail sur l'espace, la vidéo induit des changements d'échelle (globalité/détail, collectif/intime, réel/virtuel), qui en multipliant les points de vue, décline plusieurs lectures d'une situation donnée.
Nous vous proposons quelques pistes pour amorcer, en classe, un travail autour de l’univers du spectacle et de son déroulement :
Ateliers de mise en mouvement proposé en amont du spectacle.
(Centre d'Entraînement aux Méthodes d'Education Active).
S’approprier un vocabulaire scénique, développer sa conscience corporelle et se familiariser avec la relation à l’autre dans les déplacements sont les propositions faites aux enfants au cours d’un atelier de pratique dans l’établissement scolaire d’1h ou 1h30 en amont du spectacle. Cet atelier a pour objectif de préparer les enfants sans dévoiler le propos du spectacle.
Atelier gratuit
Dates à déterminer avec le service des publics.
Durée : cession d’1h ou 1h30 selon l’âge des enfants
Lieux : à l’école ou dans votre structure
Renseignements et réservations auprès du service des publics.
Nous attirons votre attention sur le fait que le nombre d’établissement pouvant participer au projet est limité.
Les ateliers sont assurés par des intervenants agréés par les CEMEA (Centre d’Entraînement aux Méthodes d’Education Active).
Qu’est-ce qu’une consigne ?
Aborder un travail sur la consigne peut permettre de donner des repères aux élèves et de développer leur autonomie face aux consignes données lors du spectacle :
La consigne peut être vue comme un ordre, mais on lui préférera le statut de « texte injonctif ». Elle définit une tâche à effectuer et donne les indications nécessaires à sa réalisation. Un vocabulaire clair et simple est à privilégier afin que l’action s’effectue rapidement.
L’action à opérer va être guidée par un verbe central que l’on va généralement utiliser à l’impératif, l’infinitif ou au futur de l’indicatif. Le complément du verbe viendra agrémenter la consigne sous forme de résultat d’action, support matériel ou encore particularité de l’action.
Exemples :
- Chuchotez dans l’oreille de votre voisin
- Dessinez avec votre doigt le contour d’une porte
- Vous avez 2 minutes pour faire le tour de la salle
- Au bip sonore, vous irez vous asseoir dans un angle de la pièce
Le spectateur-acteur idéal…
Pour apprécier pleinement l’expérience proposée par David Rolland, il faut que le spectateur-acteur soit préparé avant sa venue… Voici quelques conseils :
« Travaillez la lecture pour ne pas avoir de problème avec le carnet »
« Etre à l’aise dans ses vêtements »
« A ton entrée dans la salle de spectacle, sois attentif à ce qui t’entoure »
« Ecouter ses accompagnateurs pour connaître ses limites »
« Sois respectueux avec tes camarades »
« Oublier ta timidité pour apprécier le spectacle »
« Prends du plaisir et profites »
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