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La Compagnie Montalvo-Hervieu
Au cours de ses études universitaires d’histoire de l’art et d’arts plastiques, José Montalvo se forme à la danse auprès de Jerome Andrews, Françoise et Dominique Dupuy. Il étudie également auprès de Lucinda Childs, Carolyn Carlson, Alwin Nokolais et Merce Cunningham.
En 1981, il fait la rencontre, dans un cours de danse, de Dominique Hervieu qui deviendra son interprète féminine fétiche. Il commence à chorégraphier de courtes pièces ludiques, sortes d’aphorismes chorégraphiques, dont elle est l’interprète principale et élaborent ensemble une gestuelle particulière faite de fluidité, rapidité et précision qui va donner un style singulier à leurs productions. De 1986 à 1988 : plusieurs prix internationaux récompensent les chorégraphies de José Montalvo. Devenue assistante chorégraphique, Dominique Hervieu occupera progressivement une entière place dans les créations. En 1988, ils créent ensemble la Compagnie Montalvo-Hervieu.
En 1993, avec la complicité du vidéaste Michel Coste, J. Montalvo et D. Hervieu créent sur Double Trouble, une pièce inaugurale qui confronte l’image technologique et la présence physique des corps des danseurs. Durant cette première période d’existence de la compagnie, leurs créations sont résolument tournées vers le public, tant par le choix de lieux de représentation (intégration des chorégraphies dans la ville) que par le développement d’une dimension participative, qui ne place plus le spectateur dans la seule condition de passivité. Un tournant essentiel dans les créations de Montalvo-Hervieu se fera en 1996 avec La Mitrailleuse en état de grâce, puis Paradis pour Suresnes Cités Danse, au Théâtre de Suresnes qui seront les premières pièces de grande ampleur à intégrer indifféremment des danses venues de tous horizons. Ce mélange de styles et de musiques (alliant le baroque au rap, en passant par les musiques africaines) deviendra le leitmotiv des créations à venir et fera leur immense
succès public.
Avec les spectacles Paradis et Le Jardin Io Io Ito Ito, l’originalité de leur démarche est saluée dans le monde entier.
Le Jardin Io Io Ito Ito a été récompensé par un Laurence Olivier Awards pour le meilleur spectacle de danse de l’année 2001 à Londres après le Ballet de Francfort de William Forsythe en 1999 et le Nederlands
Dans Theater de Jiri Kylian en 2000.
Ils créent en 1999 pour les danseurs étoiles de l’Opéra National de Paris Le rire de la lyre et composent en mai 2000, Variation au paradis - pièce exclusivement créée pour l’Ouverture du 53e Festival International du Film de Cannes.
Parallèlement à la création, ils se lancent dès 1989 dans la création d’événements in situ, qui proposent aux habitants d’une ville une pièce chorégraphique écrite sur mesure pour eux : Les Danses à voir et à danser qui rassemblent entre trois cents et trois mille personnes de tous âges, de tous horizons, constituent, sur un mode ludique, une tentative de reconquête de la fête et du plaisir de danser.
En juin 1998, ils sont nommés directeurs du Centre Chorégraphique National de Créteil et du Val-de-Marne et continuent de développer sur ce territoire - au côté de leur mission de création et de diffusion - un travail de formation et d’éducation artistique en créant des actions originales qui favorisent l’accès à l’art chorégraphique. En septembre 2001, Dominique Hervieu crée Mosaïque… Danse(s) d’une ville, spectacle chorégraphique pour 180 danseurs amateurs de 15 à 85 ans, véritable portrait dansé multiculturel de la Ville de Créteil.
En juin 2000, José Montalvo et Dominique Hervieu sont respectivement nommés Directeur de la Danse et
Directrice de la mission jeune public et des actions auprès du public au Théâtre National de
Chaillot. Ils reçoivent également la distinction de Chevalier des Arts et des Lettres.
En mai 2004, José Montalvo et Dominique Hervieu chorégraphient et mettent en scène l’opéra de Jean-Philippe Rameau Les Paladins, sous la direction musicale de William Christie des Arts Florissants au Théâtre du Châtelet à Paris. Unanimement salué par la presse nationale et internationale, le spectacle est repris en 2005 et 2006 à Caen, Londres, Shanghai, Athènes, Paris et Tokyo.
En novembre 2004, ils imaginent un parcours chorégraphique au Musée du Louvre On danse au Louvre / Carte blanche à la compagnie Montalvo-Hervieu. Cinq mille spectateurs déambulent dans le Musée, au cœur du mélange des époques et des arts, vivant un véritable nomadisme esthétique.
En juin 2006, J. Montalvo et D. Hervieu reçoivent le Prix Chorégraphique de la SACD.
En juin 2008, José Montalvo et Dominique Hervieu prendront la direction du tout nouveau pôle chorégraphique
créé au Théâtre de Chaillot, dévolu désormais en priorité à la danse plus qu’au théâtre.
Pour obtenir des informations complémentaires sur la Compagnie, visionner des images des spectacles ou des
projets de la compagnie, leur site internet : www.montalvo-hervieu.com
Source : Wikipédia & site de la Cie
Dans la thématique de la Biennale
En puisant dans une partie de l’histoire des Etats-Unis, la compagnie Montalvo-Hervieu propose de réactiver tout un univers artistique et culturel, de s’en nourrir mais également de l’intégrer à une double création. Puiser au cœur de différentes cultures pour métisser les danses est devenu une des « marques de fabrique » de la compagnie qui n’a de cesse de réutiliser ce qui existe pour le réintégrer dans de nouveaux contextes. Cette démarche n’est pas sans rappeler la démarche artistique de Gershwin.
Notes sur le spectacle
« Quelle chance d’avoir 20 ans dans les années 20 à New York ! » s’enthousiasmait Ernest Hemingway, grand admirateur de George Gershwin. Ces années-là furent bien les années Gershwin, nouveau géni de la musique américaine. New-York, ville symbole de l’urbanisme américain inspire la naissance de l’art urbain de George Gershwin. L’effervescence de la modernisation, de l’industrialisation, de la vitesse, devient la pulsation de sa musique. Les transformations incessantes de la ville influencèrent profondément son œuvre, en particulier les immeubles qui commencent alors à repousser toujours plus haut le ciel de la ville, dans un précipité, disait-il, « d’émotion et de sens ».
Dans Gershwin, les chorégraphes rendent hommage au Gershwin libre, cultivé, connaisseur des grands mouvements avant-gardistes européens qui intégrait, transformait tout ce qu’il entendait. Empruntant à des pratiques hétéroclites, rusant avec le répertoire, remixant, redistribuant, collant, « pluggant », son œuvre s’élaborait comme un tissu serré de références multiples – le jazz et les arias, Debussy et les gospels, les chants africains et la liturgie juive…
Enfin George Gershwin croyait aux vertus d’un art léger mais profond, virtuose mais interrogatif, lumineux mais complexe. Dès le début de sa carrière, il évoquait la mission de l’art populaire : il contribua aux premiers enregistrements sur bande, aux premières émissions radiophoniques etc.
José Montalvo puise aux sources de l’entertainment américain, au cœur des comédies musicales et du cinéma hollywoodien des années 30.
Source : texte de Vincent Rafis, extrait du dossier du spectacle.
Pour plus d'informations : >> dossier thématique George Gershwin |
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